Moniteur d’équitation : fiche métier, BPJEPS, salaire et débouchés

Moniteur d'équitation donnant une leçon en carrière à un groupe de cavaliers

Enseigner l’équitation, accompagner les cavaliers du premier galop à l’autonomie et transmettre sa passion du cheval :
le moniteur d’équitation est un pilier des centres équestres. Formation, missions, salaire et débouchés — tout ce qu’il faut savoir sur ce métier.


Mémo à retenir

Le moniteur d’équitation est un métier passion exigeant : pédagogie, sécurité et bon niveau équestre sont indispensables. Le BPJEPS équitation est le sésame pour enseigner contre rémunération ; les débouchés sont nombreux en centre équestre, mais les CDI restent souvent à construire après quelques saisons en CDD ou en remplacement.

Devenir moniteur d’équitation, c’est choisir un métier au contact des chevaux et des humains, où l’on transmet chaque jour des gestes, des postures et le respect de l’animal. En centre équestre, en écurie de propriétaires ou en structure de tourisme équestre, le moniteur assure l’encadrement des cours, des stages et des balades. Si vous envisagez cette voie, notre fiche métier vous aide à y voir clair : missions, qualités requises, formation et diplômes, rémunération et lieux d’exercice.Ce métier s’inscrit parmi les nombreuses professions équestres possibles. Pour avoir une vision d’ensemble des carrières avec les chevaux, vous pouvez consulter notre guide complet sur les métiers du cheval.

Qu’est-ce qu’un moniteur d’équitation ?

Le moniteur d’équitation est un professionnel titulaire d’un diplôme d’État (le plus souvent le BPJEPS spécialité équitation ou un DEJEPS) qui encadre l’enseignement de l’équitation. Il assure des cours collectifs ou individuels, du baby-poney au galop 7, en manège, en carrière ou en extérieur. Il participe aussi à l’accueil du public, à l’entretien des installations et au soin des chevaux d’instruction, selon la taille de la structure.

En France, l’appellation « moniteur d’équitation » est couramment utilisée dans les centres équestres ; elle recouvre des profils variés : enseignant à temps plein, saisonnier, indépendant ou salarié en CDI. Le cœur du métier reste la pédagogie : faire progresser les cavaliers en toute sécurité tout en les sensibilisant au bien-être du cheval.

Quelles sont les missions du moniteur d’équitation ?

Les missions du moniteur d’équitation s’articulent autour de l’enseignement, de la sécurité et de la vie du centre équestre.

  • Enseigner : donner des cours d’équitation (initiation, perfectionnement, préparation aux examens fédéraux), en groupe ou en cours particulier.
  • Préparer les séances : choisir les chevaux, adapter le contenu au niveau des cavaliers, préparer le matériel et les parcours.
  • Garantir la sécurité : vérifier les équipements (bombe, gilet), faire respecter les consignes en manège et en balade, réagir en cas d’incident.
  • Accueillir et conseiller : renseigner les familles, orienter vers les bonnes reprises, participer aux portes ouvertes et aux stages.
  • Contribuer à la vie de l’écurie : selon les structures, pansage, mise en place des chevaux, surveillance des installations, voire soins de base.

Moniteur d'équitation en bord de carrière lors d'un cours collectif
En bord de carrière, le moniteur observe, corrige et encourage les cavaliers.

Quelles qualités pour être moniteur d’équitation ?

Un bon moniteur d’équitation allie compétences techniques équestres et qualités humaines.

  • Pédagogie et patience : expliquer clairement, s’adapter au rythme de chacun, garder son calme avec les enfants comme avec les adultes.
  • Niveau équestre solide : maîtriser les trois allures, les figures de manège et les bases de l’équitation pour démontrer et corriger.
  • Sens de la sécurité : anticiper les risques, faire respecter les règles, savoir réagir en cas de chute ou de comportement difficile du cheval.
  • Relation au cheval : connaître le comportement du cheval, savoir le préparer et le respecter pour en faire un partenaire fiable en cours.
  • Travail d’équipe : collaborer avec les autres moniteurs, le directeur, les palefreniers et le maréchal-ferrant pour le bon fonctionnement du centre.

Quelle formation pour devenir moniteur d’équitation ?

Pour encadrer contre rémunération, le diplôme de référence est le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) spécialité « éducateur sportif » mention « équitation ». Il se prépare en alternance (centre de formation + structure équestre), en général en 12 à 24 mois, et permet d’enseigner jusqu’au premier cycle des galops (niveau défini par la FFE).

Pour aller plus loin (encadrement de niveaux supérieurs, coordination pédagogique), le DEJEPS (Diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) ou le DESJEPS permettent de viser des postes de responsable d’équipe ou de directeur sportif. Les prérequis (galop 7, tests techniques, expérience) et les coûts de formation varient selon les organismes ; il est utile de se renseigner auprès des CRE (Comités régionaux équestres) et des centres de formation agréés.

Pour une vision complète des diplômes et parcours possibles dans le monde du cheval, consultez notre article sur les formations pour travailler avec les chevaux.

Salaire et statuts du moniteur d’équitation

Le moniteur d’équitation est le plus souvent salarié en centre équestre, sous convention collective du sport (CCNS) ou de l’animation. Le salaire dépend de l’ancienneté, du diplôme, de la taille de la structure et de la région.

Profil Statut type Salaire brut mensuel (ordre de grandeur)
Moniteur BPJEPS débutant CDD / CDI temps plein Smic à 1 600 €
Moniteur confirmé (3–5 ans) CDI 1 600 € à 2 000 €
Responsable pédagogique / DEJEPS CDI 2 000 € à 2 500 €
Moniteur indépendant Auto-entrepreneur / SARL Variable (cours à l’heure, stages)

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Les postes saisonniers (vacances scolaires, été) sont fréquents ; beaucoup de moniteurs cumulent CDD et remplacements avant d’obtenir un CDI. Les avantages en nature (logement, cheval personnel) existent dans certaines structures mais ne sont pas systématiques.

Où exercer le métier de moniteur d’équitation ?

Le moniteur d’équitation exerce principalement en centre équestre ou en écurie de propriétaires proposant des cours. On le trouve aussi dans les structures de tourisme équestre (balades, randonnées), les fermes équestres, les poney-clubs et, plus rarement, dans des établissements spécialisés (équithérapie, handi-équitation) ou en indépendant à domicile.

Les offres d’emploi sont nombreuses en région rurale et périurbaine ; les postes en CDI restent toutefois moins fréquents que les CDD et contrats saisonniers. Une mobilité géographique ou une volonté de cumuler plusieurs structures peut faciliter l’insertion.

Moniteur d'équitation encadrant un stage enfants en centre équestre
Les stages et cours enfants représentent une part importante de l’activité du moniteur d’équitation.

Questions fréquentes sur le métier de moniteur d’équitation

Quel diplôme pour être moniteur d’équitation ?

Le diplôme de référence est le BPJEPS équitation. Il permet d’encadrer contre rémunération et d’enseigner jusqu’à un niveau défini par la FFE. Le DEJEPS et le DESJEPS permettent d’évoluer vers des postes d’encadrement ou de direction pédagogique.

Quel salaire pour un moniteur d’équitation ?

Un moniteur d’équitation débutant gagne souvent entre le Smic et environ 1 600 € brut mensuel. Avec l’expérience et un diplôme supérieur (DEJEPS), la fourchette peut monter jusqu’à 2 000–2 500 € selon la structure et la région.

Quelles qualités pour devenir moniteur d’équitation ?

La pédagogie, la patience, un bon niveau équestre, le sens de la sécurité et une bonne relation au cheval sont essentiels. Le travail en équipe et le contact avec les familles et les enfants sont aussi des atouts importants.

Peut-on être moniteur d’équitation sans BPJEPS ?

Pour encadrer contre rémunération, un diplôme d’État (BPJEPS ou équivalent) est requis. Sans diplôme, on ne peut pas assurer légalement des cours rémunérés ; en revanche, le bénévolat en club ou l’assistanat sous la responsabilité d’un titulaire restent possibles dans le cadre défini par la réglementation.

Où travaille un moniteur d’équitation ?

Principalement en centre équestre, en poney-club ou en écurie proposant des cours. Les moniteurs exercent aussi dans le tourisme équestre, les fermes équestres et, avec des formations complémentaires, dans le handi-équitation ou l’équithérapie.